Le 19 juillet 1805 (30 Messidor an XIII) une école secondaire fût créée par un décret napoléonien en lieu et place de l'ancien couvent des Bénédictins. Alors que la Révolution avait déjà créé des collèges dans les villes de Châtellerault, Loudun, Montmorillon, le statut de sous-préfecture acquis par Civray en 1802 avait rendu nécessaire la création d'un enseignement secondaire là où divers maîtres enseignaient encore de façon éparse différentes disciplines en se partageant une soixantaine d'élèves.
M. Guérin fût le premier directeur de l'établissement, nommé de 1806 à 1810.
En 1810, suite à une suite d'investissements relativement lourds pour la commune de Civray concernant les bâtisments, l'école secondaire devient officiellement le collège de Civray.
Claude-Adhémar-André Theuriet naît le 8 octobre 1833 à Marly-le-Roi et décède le 23 avril 1907 à Bourg-la-Reine. Poète, romancier et auteur dramatique français, il publie d'abord plusieurs recueils de vers qui seront couronnés par l'Académie française et collabore à divers journaux politiques ou illustrés ; il fait paraître quatre-vingts romans, et deux cent quatre-vingt-six titres, dont des contes et des nouvelles.
Le jeune André Theuriet loge à la maison Pressac, ancienne sous-préfecture, au 32 rue Duplessis de Civray entre 1851et 1853. Il y vit avec son père, conservateur des hypothèques à Civray. Il ne tardera pas à faire à Civray la rencontre de Marie-Camille Albert, fille du sous-préfet de Civray, qui est comme lui originaire de Bar le Duc dans l'Est. Une relation amoureuse se noue entre les deux jeunes gens.
A vingt ans, André Theuriet vient souvent rêver près de la fontaine des Ages qui coule en bas d'un ancien château dont ne subsiste aucun vestige. Il y vient seul ou en compagnie de Marie-Camille Albert. Dans son roman civraisien Le Fils Maugars, il fait se rencontrer de futurs amoureux à cette fontaine : le jeune peintre Etienne Maugars et Thérèse Desroches : "A ses pieds, une source voilée de lierre sortait du rocher et gagnait à petit bruit la Charente qui coulait non loin de là, à travers une futaie de saules et de peupliers blancs". Ce premier amour est malheureusement de courte durée. Après un bref séjour en Angleterre, Marie-Camille meurt en 1855, à l'âge de 24 ans, d'une "maladie de poitrine".
André Theuriet sera aussi l'ami de Jules Basien Lepage, jeune peintre célèbre, mort à la fleur de l'âge.